Tous le monde en voiture pour le reste de l'explication des théories fascinantes de Zehnacker !!
La 2eme hypothèse de Zehnacker serait qu'en fait les membres du collège triumviral seraient égaux

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Je m'explique en reprenant la même dénomination M1, M2 et M3.
L'indice IIIVIR donné qu'a un monétaire peut aussi s'expliquer par la période Pompéienne qui voit l'apparition de cette épigraphie sur les émissions. En effet, on peut penser que beaucoup de monnaies furent émises en dehors de Rome et que ce titre IIIVIR note l'autorité monétaire romaine en dehors de l'Urbs pour les acteurs en charge du monnayage.
Par exemple, lors de l'année 48, César fit passer le triumvir à un quatuorvirat monétaire. Buca et Chilo émirent des monnaies tous deux avec IIIIVIR comme titre. Cette constatation est aussi en défaveur de la première hypothèse. M1 et M2 auraient autorité sur M3 et M4 ?? Les différences d'age ou de rang social ont pu occasionnellement introduire des inégalités mais en tant que monétaires, ils sont constitutionnellement égaux. Sauf si l'exemple est un cas particulier, mais la suite me parait plus plausible...
Zehnacker propose donc une autre théorie interessante:
Un autre argument de la 1ere théorie de hiérarchisation des membres du collège est que le nom de M1 figure au droit alors que M2 et M3 n'apparaissent qu'au revers, le droit étant plus prestigieux et plus noble que le revers. Ce serait la solution adoptée sur ton denier Caecilia (
Triumvir M1 : L.Caecilius Metellus, M2: A. Postumius Albinus et M3: C.Poblicius Malleolus). Le choix d'avoir mis le nom de M1 et M2 au droit en laissant le revers entier à M3. Dans ce cas précis, on connait des monnaies frappées individuellement par M2 et M3 mais aucune de M1 qui pourtant ferait office de chef dans le triumvir !! On retrouve qur d'autres denier comme un souci pointilleurx de ne pas donner l'illusion d'une hiérarchie par le fait d'une disposition épigraphique la plus égalitaire possible.
M1, M2 et M3 seraient donc égaux (2eme théorie) dans le collège. Mais cette alternance d'autorité serait du seulement à une alternance égalitaire dans le temps de l'autorité de frappe des différents membres du collège .

C'est à dire que les membres du collège élus pour un an, ont pu établir lors de leurs entrée en charge, un roulement qui attribuait quatre mois d'activité effective à chacun d'eux. Cette decision se faisait soit par un accord à l'amiable soit par tirage au sort, de la même façon par exemple qu'il existait un roulement dans la charge des collège des magistrats (les consuls avaient les faisceaux un mois sur deux) ou les triumviri a. d. a. nommées pour 3 ans, qui avaient eux une fonction active d'un an chacun seulement.
Lors qu'il fallait monnayer, 2 procédés semblent avoir été employé.
-Un égalité rigoureuse dans l'épigraphie et l'émission des différents modules tout au long de la charge.
-Ou le monétaire qui entrait en charge le premier (M1) frappait le plus possible dans toutes les dénominations. Le second (M2) prenait la suite et bien souvent M3 n'avait que peu de chose ou rien à exécuter. M1, M2, M3 sont donc hiérarchisé que dans le sens d'une succession chronologique, commandée éventuellement par des considérations personnelles et non celui d'une hiérarchie constitutionnelle. Lorsqu'on avait pas bien évalué au début de l'année les quantité de numéraire à émettre, un manque se faisait sentir en fin d'exercice.C'est pourquoi il arrive que certains M3 reprennent une ou plusieurs dénominations de M2 ou de M1.
-il est aussi possible que les triumvirs ont pu procéder à une émission commune destinée à commémorer leur entrée en charge ou à affirmer en début d'année leur égalité théorique et leur solidarité.
Cette théorie d'égalité des collèges triumviraux est à la fois simple

et souple. Elle se fonde sur l'égalité théorique des triumvirs et l'alternance de leur passage au pouvoir.Mais ele tient compte aussi des nombreuses inégalités personnelles auxquelles les romains étaient si sensible. Elle explique tous les cas de figure des émissions triumvirales autant par leur nature que par leur structures.