Ola les amis, en novembre je vous présentais 2 modestes aquarelles, dont l'une était la chapelle saint Sixte à Eygalière.
J'avais dit que je la referai et que je vous la présenterai éventuellement.
Profitant des quelques jours calmes de fin avril, et des quelques mauvais jours que nous venons d'avoir, je l'ai refaite, et la voici, avec toutefois quelques changements alentours, issus de mon imaginaire.

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Dans l'élan, jai peint aussi ce paysage que j'ai apperçu sur un prospectus. Je l'ai revu plusieurs fois, assez brumeux en rêve; je l'ai "couché" +/- comme je le voyais.

A chaque fois, en rêve aussi, les magnifiques vers Lamartine me venaient en tête :
Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?
Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !
Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.
Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.
Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :
"Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
"Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.
...etc (Alphonse de Lamartine : Méditations poétiques : "Le Lac"
Superbe n'est-il pas? (je parles des vers hein)
Sorry, je n'ai pu m'empêcher de vous en mettre une "tranche"
