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La légende de Sounias (Sunias) Les monnais provinciales romaines des liens ci-dessous, de Soloi-Pompeiopolis, Cilicie, portent sur leurs avers les bustes de Commode et Caracalla à droite et, sur les revers, la nymphe de fontaine
Sounias ou
Sunias gisant à gauche, tenant une corne d’abondance dans sa main droite et appuyant le bras gauche sur une cruche renversée.
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Sounias ou
Sunias était probablement la nymphe naïade

de la fontaine qui fournissait de l’eau à la ville, mais je n’ai pu trouvé aucune référence à cette divinité sur les listes de nymphes et sur d’autres sources mythologiques

.
Sunia était aussi une invocation de la déesse Athéna (Pallas, Minerve), qui avait un temple sur le promontoire Sunion, en Attique.
Soloi-Pompeiopolis fut le nouveau nom donné par Pompée le Grand

à l’antique ville grecque de Soloi (Soli en latin), aujourd’hui Mezitli, 11 km. à ouest de la moderne ville turque de Mersin, sur la frontière occidentale de Cilicie Pedias.

On connaît très peu de son histoire primitive. D’après des sources anciennes, Soli était une colonie de Rhodos-Lindos et, donc, un important port commercial da la Méditerranée orientale après le VIIIeme siècle av. J.-C. Comme plusieurs autres villes anatoliennes, depuis le milieu du VIeme siècle av. J.-C. jusqu’à l’arrivée d’Alexandre le Grand

au IVeme siècle av. J.-C., elle fut sous la suprématie persane. La mesure de son autonomie pendant cette période se reflète dans le fait qu’elle frappait sa propre monnaie.
L’âge d’or de Soli fut sous la domination séleucide à la période hellénistique. Le poète Philémon

était de Soli, ainsi que les philosophes Chrysippe

et Aratos

, qui produisirent leurs oeuvres pendant leur temps à la ville.
Avec le déclin du pouvoir séleucide dans la région, Soli tomba en temps difficiles. Le roi arménien Tigranes

l’attaqua et saccagea, et força son peuple à se déplacer à un autre site. Alors lui vint la période de la piraterie, du commerce d’esclaves et du pillage

.
Le général romain Pompée

arriva à la région en 67 av. J.-C. pour mettre fin à cet état de désordre. C’était pendant le programme de réformes de Pompée que quelques pirates de la zone montagneuse de la Cilicie furent établis à Soloi-Pompeiopolis pour suppléer la décroissante population de la ville. Avec l’arrivée de Pompée, l’antérieur nom de la ville fut remplacé par Pompeiopolis. Mais elle ne doit pas être confondue avec la ville du même nom en Paphlagonie

.
Sous l’administration romaine, la ville regagna vitalité

. L’empereur Hadrien

, en tour par l’Anatolie en 130 ap. J.-C., visita la province de Cilicie et donna appui monétaire aux oeuvres du port de Soloi-Pompeiopolis.
Ce qui reste aujourd’hui de l’antique ville sont la Rue de la Colonnade, avec une rangée de 33 colonnes corinthienes, le Monticule d’une hauteur d’environ 22 m et un diamètre de 300 m, et l’antique port dont le contour est encore visible. Il consiste de deux brise-lames séparées de 200 m. Les énormes dimensions du port suggère la taille de la ville en temps romains.
Voici un lien en anglais pour cette ville :
http://www.solikilikia.8m.com/soli%20english.htm