| | | MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) | |
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| Auteur | Message |
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Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mer 14 Oct 2009 - 23:18 | |
| Cher septimus, j'ai fait un compromis dans mon post 393. Comme ça, tous seront contents  .  |
|  | | septimus Proconsul


Age: 37 Localisation: Paris Date d'inscription: 12/12/2007
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Jeu 15 Oct 2009 - 12:15 | |
| Je te remercie, cher Emblémiste, même si je n'attache pas une importance capitale à telle ou telle graphie. C'est que je ne connaissais pas celle que tu proposais. |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Ven 16 Oct 2009 - 0:36 | |
| 395 Les douze Travaux d’Héraclès (Hercule) – 5) Les écuries d’AugiasLes monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Alexandrie (Egypte), pçortent sur leurs avers la tête d’Antonin le Pieux à droite, et, sur les revers, Héraclès (Hercule) debout à droite marchant à droite ayant ses bras étendus vers une pioche et une fontaine au tuyau en forme de tête humaine qui verse l’eau. Cette fontaine représente les deux fleuves dont Héraclès dévia les eaux pour nettoyer les écuries d’Augias. http://www.acsearch.info/search.html?search=Augean+Stables&view_mode=1&en=1&de=1&fr=1&it=1#0 Après quatre premières épreuves qui renforcèrent un peu plus la légende du héros, Eurysthée  décida de froisser l’amour-propre d’ Héraclès  en lui assignant une mission aussi laborieuse que dégradante : nettoyer, en un seul jour, les immenses écuries (en fait plutôt des étables) d’Augias, qui étaient dans un état de saleté répugnante  . Selon le roi, l’orgueilleux fils de Zeus (Jupiter) méritait une bonne leçon de modestie et quoi de plus jouissif, pour un homme comme Eurysthée, que d’humilier un demi-dieu ? Héraclès, résigné, accepta l’ordre sans broncher : c’était le prix à payer pour conquérir l’immortalité  . Pour les antécedents de ces travaux, voir mon post n.º 390, sur La légende Héraclès (Hercule). Eurysthée avait plaisir à imaginer  le dégoût d' Héraclès  , obligé de charger le fumier dans des paniers qu'il transporterait sur ses épaules. Augias, roi d'Elis  , au nord-ouest du Péloponnèse, était fils d'Hélios, par Naupiadamé  , fille d'Amphidamas ; ou, selon certains, par Iphiboë  . D'autres en font le fils de Poséidon. Il était l'homme le plus riche de la terre  , en bétail : en effet, par une grâce divine, ses troupeaux préservés de toute maladie étaient d'une fécondité sans pareille. La plupart du temps les naissances donnaient des femelles, il possédait néanmoins trois cents taureaux noirs à pattes blanches et deux cents taureaux reproducteurs rouges. En outre, il avait douze taureaux blanc argenté consacrés à son père Hélios. Ces douze taureaux défendaient ses troupeaux contre les bêtes sauvages  , qui, des collines boisées, venaient roder autour d'eux. Le fumier provenait aussi des chevaux offerts par son père. Héraclès était bien décidé à ne pas perdre plus d’une journée dans ce travail d’esclave, sans aucun doute le plus dégradant qu’il n’aura jamais à réaliser. Le héros longe le nord de la péninsule, traverse l’Achaïe et arrive aux frontières de l’Elide où une forte odeur âcre parvient à ses narines  . Au fur et à mesure qu’il pénètre à l’intérieur de la région, l’air se fait de plus en plus irrespirable et Héraclès découvre la cause de cette puanteur  : les pâturages de la vallée se trouvent totalement recouverts d’excréments bovins et la couche nauséabonde empêchent non seulement le labourage des terres d’Elide mais en plus, elle commence à asphyxier les peuples voisins. Le héros comprend assez vite que cette puanteur est liée au travail qui lui a été confié et il part à la rencontre du fameux Augias. Or, le fumier dans les écuries d'Augias n'avait pas été enlevé depuis trente ans. Confiant en sa force  , Héraclès demande à être reçu par Augias. Sans jamais évoquer l’ordre d’Eurysthée, il proposa de curer ses écuries avant la nuit en échange d'un dixième de son troupeau. Augias se mit à rire  ; il pensait que la chose n'était pas possible et il appela Phylée, son fils ainé  , pour être témoin de l'offre d' Héraclès. Le héros jura et Augias, de même, prêta serment. Sur place, Héraclès constata le degré extrême de saleté ; jamais il n’avait vu autant d’immondices dans un même lieu et le nettoyage allait nécessiter sans aucun doute une immense quantité d’eau. Sur les conseils de Ménédèmos l'Eléen et avec l'aide de son compagnon Iolaos  , après avoir mis les animaux à l’abri, il fit d'abord une brèche dans le mur des Écuries en deux endroits, d’entrée et de sortie. Ensuite se lança sur les bords des deux rivières du voisinage, l'Alphée (voir mon post n.º 42, sur La légende d’Alphée et Aréthuse) et le Pénée, et il creusa deux tranchées en direction des étables ; avec sa force titanesque  il jeta dans les eaux des fleuves les plus lourdes pierres qu’il rencontra et bloqua ainsi leurs cours naturels. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, l’Alphée et le Pénée s’écoulèrent dans les canaux tracés par Héraclès et se précipitèrent vers les écuries, les décrassant, les nettoyant, les purifiant. Les eaux tumultueuses charrièrent tout le fumier accumulé et emportèrent avec elles l’énorme couche d’excréments qui étouffaient les terres fertiles d’Elide. Héraclès contempla fièrement le résultat de sa grande lessive et, voyant s’éloigner vers la côte les flots infâmes, il répara les dommages qu’il avait causé. En une seule journée et sans se salir le bout d'un doigt, le héros réussit à rendre aux étables royales leur aspect originel ; en deux temps il colmata les brèches de l’écurie et rendit aux deux fleuves leur lit d’origine. Réjoui d’avoir fini sa corvée  , Héraclès s’en retourne au palais d’Augias bien décidé à faire respecter l’engagement du roi. Mais celui-ci, qui avait appris par Coprée qu' Héraclès obéissait aux ordres d'Eurysthée en nettoyant les écuries, refusa de payer le prix convenu  et il eut même l'audace de dire qu'il n'y avait jamais eu entre Héraclès et lui aucun marché conclu. Héraclès retint sa colère  avec une surprenante maîtrise et proposa que l'affaire fût soumise à un arbitre, mais lorsque les juges furent assis et que Phylée, cité comme témoin par Héraclès, attesta la vérité  , Augias se dressa furieux et les bannit tous deux de l'Elide  en déclarant qu' Héraclès l'avait trompé car c'étaient les dieux-fleuves et non pas lui qui avaient effectué tout le travail. Philée s’exila à Doulichion et quant au héros, il quitta l’Elide non sans avoir promis au malhonnête Augias qu’il reviendrait lui faire la guerre. Héraclès se présenta une nouvelle fois devant la cour d’Eurysthée pour lui annoncer le succès de son cinquième travail ; mais Eurysthée était réellement de mauvaise humeur : le dégradant labeur qu’il exigea du héros ne l’avait pas soulagé, maintenant il refusait de prendre en compte la réussite de l’épreuve ; le fourbe Eurysthée prît connaissance du marché entre Augias et Héraclès et ce dernier ne devait demander aucun salaire tant qu’il ne terminerait pas ses travaux  . Voici des liens pour cette légende : http://www.fredericweber.com/articl_dieux/article_travaux_d_hercule.htm (section V) http://mythologica.fr/grec/heraclet05.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89curies_d%27Augias http://hercule.travaux.free.fr/travail5.php
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|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Sam 17 Oct 2009 - 0:09 | |
| 396 Les douze Travaux d’Héraclès (Hercule) – 6) Les oiseaux du lac StymphaleLes monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Alexandrie (Egypte) et Augusta Traiana (Thrace), portent sur leur avers les bustes à droite d’Antobnin le Pieux et Geta, et, sur les revers, Héraclès (Hercule) debout à droite tirant vers le haut avec arc et flèche, ayant devant lui des oiseaux du lac Stymphale dans l’air et sur le sol. http://www.fredericweber.com/articl_dieux/article_travaux_d_hercule.htm (section VI) http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/14801/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=7 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/14802/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=8 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15195/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=21 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/13980/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=45 http://www.wildwinds.com/coins/ric/geta/_augustaTraiana_AE29_Hercules.jpg http://www.vcoins.com/ancient/ancientcoinart/store/viewItem.asp?idProduct=599 Le Sixième des douze travaux imposés à Héraclès  par le roi Eurysthée  , dont l’accomplissement allait solliciter les principales qualités du héros, à savoir sa force brute  , sa vigueur physique  et sa dextérité dans le maniement de l’arc, fut d'exterminer les innombrables oiseaux  , consacrés à Arès (Mars)  , qui, effrayés par les loups du ravin des Loups, sur la route d'Orchomène, s'étaient rassemblés autour du lac Stymphale, en Arcadie. Pour les antécedants de ces épreuves, voir mon post n.º 390, sur La légende d’Héraclès (Hercule). Le bec, les serres et les ailes, de ces immenses volatiles semblables à des ibis étaient en airain et les plumes en bronze, et ils s’alimentaient de chair humaine. Nombreux à obscurcir le ciel, ils se reproduisaient auprès du fleuve du même nom, s'envolant par bandes, de temps en temps, pour tuer des hommes et des animaux  en leur lançant une grêle de plumes de bronze et semaient la terreur autour du lac. Leurs abondantes fientes pestilentielles détruisaient les cultures ce qui amenait la famine  . Cachés dans les frondaisons des marécages qui entouraient le lac, les oiseaux restaient inaccessibles. Héraclès quitta Mycènes et s'élança vers le centre du Péloponnèse pour atteindre l'Arcadie. Tout au long de son trajet il constatait les terribles dommages que provoquaient les attaques incessantes des rapaces : non seulement les récoltes sont souillées par leurs fientes mais surtout les victimes picorées par les carnassiers se comptent par centaines lors de chaque assaut. Le héros mesura le désespoir des populations et, le cœur rempli de haine  , il hâta le pas en quête de ces maudits oiseaux. Les gens qu'il rencontrait le guidaient sur les traces des volatiles car tout le monde savait que le fils de Zeus (Jupiter) était le seul à pouvoir supprimer le terrible fléau qui les frappait  . Après quelques jours, Héraclès parvient finalement aux bords du lac Stymphale, tout près de la cité du même nom. D'horribles cris perçants permettent au héros de localiser leur refuge, un marais entouré d'épaisses forêts. Il comprit alors qu'il lui serait impossible de chasser les oiseaux avec ses flèches  car ces espaces marécageux n'étaient ni assez fermes pour supporter le poids d'un homme ni assez liquides pour qu'on put utiliser un bateau  . Comme Héraclès, indécis, s'était arrêté sur le bord du lac, Athéna (Pallas, Minerve) lui remit une paire de grelots (ou une crécelle) de bronze, fabriquées par Héphaïstos. S'étant mis sur un éperon du mont Cyllène, qui domine les marais, Héraclès fit sonner ses grelots ou tourner sa crécelle, et déclencha un tel vacarme  que les oiseaux, effrayés, s'élevèrent dans le ciel par bandes  , en un vol immense. Il en abattit alors un nombre considérable tandis qu'ils s'envolaient vers l'île d'Arès dans la mer Noire, où les Argonautes retrouvèrent plus tard les survitants (voir mon post n.º 354, sur La légende de Jason et la Toison d’or). Acclamé par toute l'Arcadie  , le héros reprend le chemin de Mycènes ; sur place, il informa la cour de son nouveau succès  . Eurysthée ne se permît pas cette fois-ci de refuser un exploit appuyé par Athéna en personne. Avec ce sixième travail accompli, Héraclès avait clos ses aventures dans la péninsule du Péloponnèse. A partir de ce moment il allait parcourir le monde méditerranéen dans sa totalité. Voici des liens pour cette légende : http://mythologica.fr/grec/heraclet06.htm http://hercule.travaux.free.fr/travail6.php http://fr.wikipedia.org/wiki/Oiseaux_du_lac_Stymphale
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|  | | BRUTUS Prefet de l'Vrbs


Age: 49 Localisation: Bourgogne nord Date d'inscription: 07/10/2009
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Sam 17 Oct 2009 - 10:04 | |
|  :super12: |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Sam 17 Oct 2009 - 11:15 | |
| Merci bien Brutus.  |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Dim 18 Oct 2009 - 0:21 | |
| 397 Les douze Travaux d’Héraclès (Hercule) – 7) Le Taureau crétoisLes monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Alexandrie (Egypte), Anchialus, Hadrianopolis et Perinthus (Thrace), Nicée (Bithynie), Nicopolis (Mésie inférieure), Macédoine, et Selinos (Sicile), portent sur leurs avers soit Héraclès (Hercule) debout à droite subjugant le taureau de Crète, soit les têtes ou bustes à droite d'Alexandre le Grand, Antonin le Pieux, Septime Sévère, Elagabale et Gordien III, et, sur les revers, soit Héraclès debout à droite ou à gauche capturant le taureau crétois, soit le dieu-fleuve Hypsas debout à gauche sacrifiant sur un autel (voir mon post n.º 127, sur La légende d’Hypsas et Selinos). http://www.fredericweber.com/articl_dieux/article_travaux_d_hercule.htm (section VII) http://www.acsearch.info/search.html?search=capturing+the+Cretan+bull&view_mode=1&en=1&de=1&fr=1&it=1#0 http://www.acsearch.info/record.html?id=15129 http://www.acsearch.info/record.html?id=72542 http://www.acsearch.info/record.html?id=152584 http://www.acsearch.info/record.html?id=225534 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/13964/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=26 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15333/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=35 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15203/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=36 http://www.wildwinds.com/coins/ric/gordian_III/_anchialus_AE36_Moushmov_2934.jpg http://www.wildwinds.com/coins/ric/gordian_III/_hadrianopolis_AE26_Moushmov_2748.jpg http://www.wildwinds.com/coins/ric/gordian_III/_perinthus_AE42_CretanBull.jpg Jusqu'à maintenant les six premiers travaux d' Héraclès s'étaient déroulés dans le Péloponèse (pour les antécédents de ces épreuves, voir mon post n.º 390, sur La légende d’Héraclès (Hercule)). Cependant, pour le septième travail, Eurysthée  , le roi de Micènes et de Tirynthe, ordonna à Héraclès  d'aller plus loin et de capturer vif le taureau blanc de l'île de Crète dont Minos avait empêché le sacrifice à Poséidon (Neptune) ; pour le punir, le dieu avait inspiré à Pasiphaé , l'épouse de Minos, un amour contre nature dont le fruit serait le Minotaure (voir mes posts n.º 6, sur La légende de Thésée et le Minotaure, n.º 38, sur La légende du Minotaure et le labyrinthe de Crète, et n.º 170, sur La légende de Minos). A cette époque, le taureau ravageait la Crète  , spécialement la région arrosée par le Téthris, arrachant les plantations dans les champs et renversant les murs des vergers. Lorsque Héraclès s'embarqua pour la Crète, Minos lui offrit toute l'aide qui était en son pouvoir car il n'était pas fâché qu'on le débarrassât de l'animal. Dans une autre version Minos ne lui proposa aucune aide, jugeant que le héros était parfaitement capable de s'en sortir tout seul. Effectivement Héraclès préféra capturer le taureau à mains nues, bien qu'il soufflât des flammes par son museau et fût doué d'une force incroyable. Il y parvint en sautant sur l’animal et en lui saisissant les cornes. Après un long et dur combat, Héraclès revint en Grèce sur le dos du taureau à travers la mer qui sépare la Crète de Tyrinthe en Argolide et ramena le monstre à Mycènes où Eurysthée, ne voulant pas s’encombrer d’un tel animal  , le dédia à Héra (Junon) et le remit en liberté. Mais Héra, ne voulant pas d'un présent qui contribuât à la gloire d' Héraclès, mena d'abord le taureau à Sparte puis le ramena par l'Arcadie ; elle lui fît traverser l'isthme et le conduisit à Marathon en Attique, où il sema la panique et tua même Androgée fils de Minos et roi de Paros  . Thésée  par la suite le captura et l'amena à Athènes pour l'offrir en sacrifice à Athéna (voir mon post n.º 210, sur La légende de Thésée et le taureau de Marathon). Voici des liens pour cette légende : http://mythologica.fr/grec/heraclet07.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/Taureau_cr%C3%A9tois http://hercule.travaux.free.fr/travail7.php
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|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Dim 18 Oct 2009 - 23:21 | |
| 398 Les douze Travaux d’Héraclès (Hercule) – 8) Les juments de DiomèdeLes monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Alexandrie (Egypte), Hadrianopolis (Thrace), Heracleia Pontica et Nicée (Bithynie), portent sur leurs avers les têtes ou bustes à droite d’Antonin le Pieux, Caracalla, Commode et Gordien III, et, sur les revers, Héraclès (Hercule) debout avançant à droite ou à gauche levant sa massue et tenant soit un cheval sautant à gauche ou à droite et le corps de Diomède tombé à ses pieds, soit tenant Diomède par les cheveux et des cavales des deux côtés ou un quadrige au fond. http://www.fredericweber.com/articl_dieux/article_travaux_d_hercule.htm (section VIII) http://www.acsearch.info/record.html?id=1503 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/13488/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=17 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15223/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=27 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/13978/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=38 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/10483/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=55 http://www.wildwinds.com/coins/ric/commodus/_hadrianopolis_AE26_Moushmov_2561.jpg http://www.wildwinds.com/coins/ric/gordian_III/_heracleiaPontica_AE38_RecGen_135cf.jpg Pour le huitième de ses douze travaux Eurysthée  donna l'ordre à Héraclès (Hercule) de capturer les quatre juments sauvages aux mâchoires de cuivre de Diomède, le roi de Thrace. Celui-ci était le fils d'Arès (Mars) et de la neréyde Cyrène (voir mon post n.º 163, sur La légende de Cyrène), soit des relations incestueuses d'Astéria (voir mon post n.º 78, sur La légende d'Astéria) et de son père Atlas  . Diomède  régnait sur le peuple belliqueux des Bistones, et ses écuries, dans la ville de Tirida, à présent disparue, étaient la terreur de la Thrace  . Il maintenait ses juments attachées par des chaînes de fer à leurs mangeoires de bronze et les nourrissait de la chair des voyageurs égarés sur ses terres. Elles avaient pour nom Dinos, Lampon, Podargos et Xanthos. Sans doute intéressé par la conquête de la Thrace, Eurysthée autorisa Héraclès de constituer une troupe de jeunes volontaires  afin de vaincre plus aisément les barbares. Même si Héraclès était persuadé qu'il était assez fort pour dérouter seul n'importe quelle armada, il céda finalement face à l'obstination des hommes les plus motivés. Parmi ceux-ci figurait l'un de ses amis nommé Abdéros  , originaire de la cité d'Oponte en Locride et fils du dieu Hermès (Mercure) ; le héros lui faisait tellement confiance qu'il le chargea d'organiser la traversée en bateau. Quand s'achevèrent les préparatifs et que l'équipe était prête à mettre les voiles, Héraclès fit savoir qu'il ne les accompagnerait pas sur la mer Egée  . Il préféra faire le voyage en marchant plutôt que de supporter l'incessant tangage du navire  ; il leur donna rendez-vous sur place, en Thrace, quitta Mycènes et entama une très longue promenade que seule une extraordinaire constitution physique pouvait lui permettre de surmonter, et tout cela à cause de son mal de mer ! Le héros traversa l'isthme du Péloponnèse, puis la Béotie avant d'atteindre la Thessalie. Là, quelque peu fatigué, il décida de faire une petite halte chez son ami Admète  , souverain de Thessalie et l’un des argonautes, dont l’épouse Alceste  venait de se sacrifier pour son mari. Il n’hésita pas a descendre la rechercher aux Enfers (sa première descente), à disputer sa proie à Thanatos (voir mon post n.º 216, sur La légende de Thanatos). Il rendit à son époux Admète la méritante défunte Alceste. Ensuite il traversa la Macédoine puis la Chalcidique et atteignit finalement la Thrace. Arrivé à Tirida, il se rendit maître des valets d'écurie de Diomède et mena les juments jusqu'à la mer où il les laissa sur une petite colline sous la garde d'Abdéros, puis il se tourna contre les Bistones que Diomède avait lancé à sa poursuite. Comme son camp allait succomber sous le nombre, Héraclès creusa une tranchée qui permit à la mer d'inonder les basses terres et ainsi il vint à bout de ses ennemis. Il poursuivit les Bistones qui s'étaient mis à fuir, assomma Diomède avec sa massue  , traîna son corps autour du grand lac qui venait de se former, et le présenta à ses propres juments qui dévorèrent sa chair encore vivante  . Cependant elles avaient malheureusement dévoré aussi Abdéros pendant qu' Héraclès était occupé. Rassasiées, selon la légende aussitôt elles redevinrent herbivores. Le héros put alors facilement les capturer et les conduire à Tirynthe pour les donner à Eurysthée. Héraclès enterra le corps d’Abdéros et fonda autour du tombeau la ville d’Abdère. Ayant vu de loin les juments, Eurysthée préféra les laisser errer sur le mont Olympe où elles furent sans doute dévorées par des bêtes sauvages  . Selon d'autres sources, elles furent sacrifiées à la déesse Héra et on dit que leur descendance se perpétua jusqu'aux temps d'Alexandre le Grand. D’après la tradition, son cheval Bucéphale  descendait de l'une des pouliches de Diomède. Voici des liens pour cette légende : http://mythologica.fr/grec/heraclet08.htm http://hercule.travaux.free.fr/travail8.php
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|  | | Bruno Pontif


Age: 60 Date d'inscription: 21/05/2008
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Lun 19 Oct 2009 - 8:46 | |
| ...té Emblémiste j'ai pensé à toi en regardant la télé en rapport aux évènements qui se passent à Rio...le gouvernement semble vouloir prendre des mesures avant les jeux Olympiques...dommage que tu n'habites pas Rio je me serais fais un plaisir d'accepter ton invitation de m'héberger pour la durée fes jeux  ... |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Lun 19 Oct 2009 - 12:37 | |
| Oui Bruno, désolé pour cela. Mais à Brasilia je serais à ta disposition.  |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mar 20 Oct 2009 - 0:54 | |
| 399 Les douze Travaux Héraclès (Hercule) - 9) La ceinture d’HippolyteLes monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Alexandrie (Egypte), Anchjialus (Thrace), Pergamum (Mysie) et Trias de Tomis (Mésie inférieure), portent sur leurs avers les têtes ou bustes, à droite ou à gauche, d’Antonin le Pieux, Elagabale et Gordien III, et, sur les revers, Héraclès (Hercule) levant sa massue, luttant avec l’amazone Hippolyte debout, montée à cheval ou tombée en terre. http://www.fredericweber.com/articl_dieux/article_travaux_d_hercule.htm (section IX) http://www.acsearch.info/search.html?search=Hippolyte&view_mode=1&en=1&de=1&fr=1&it=1#0 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15338/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=12 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15336/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=23 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15545/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=24 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/13979/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=32 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/14888/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=33 http://www.wildwinds.com/coins/ric/elagabalus/_tomis_AE27_Moushmov_2078.jpg Le neuvième des douze Travaux d'Héraclès fut d'apporter à la fille d'Eurysthée  , la capricieuse Admètè, qui la convoitait, la ceinture d'or que portait la reine des Amazones, Hippolyte, ou Hippolyté (voir mon post n.º 299, sur La légende d’Hippolyte). Cette ceinture magique, emblème du pouvoir des femmes guerrières, cadeau d’Arès (Mars) son père, ornait la robuste taille d’ Hippolyte qui régnait à l’est sur les pentes du Caucase ou les plaines du Danube. Pour les antécédents de ces travaux, voir mon post n.º 390, sur La légende d’Héraclès (Hercule).  Ayant frété un navire, et réuni une troupe de volontaires  , parmi lesquels se trouvaient Iolaos  , Télamon d'Egine  , Pelée d'Iolcos  et, d'après quelques récits, Thésée d'Athènes (voir mes posts n.º 6, sur La légende de Thésée et le Minotaure, et n.º 210, sur La légende de Thésée et le Taureau de Marathon), Héraclès mit à la voile en direction du fleuve Thermodon (voir mon post n.º 353, sur La légende du Thermodon). Au moment où Héraclès se rendit chez les amazones, elles avaient toutes regagné le fleuve Thermodon et leurs trois villes étaient gouvernées par Hippolyte, Antiope et Mélanippe  (voir mon post n.º 95, sur La légende d’Arné (Mélanippe)). Parvenu à l'embouchure du Thermodon après une série de péripéties chemin faisant, Héraclès jeta l'ancre dans le port de Thémiscyra. A sa grande surprise, Hippolyte  lui rendit visite dès qu'il mit pied à terre, sans la moindre intention belliqueuse, comme s'il s'agissait de la réception d'un hôte de la plus haute autorité. En descendant du navire, tous furent subjugués par la beauté sauvage de la reine, ses vêtements, composés de morceaux de fourrures hirsutes, laissaient entrevoir une peau brunie par le soleil, des bras musclés par les combats à l'épée et de longues jambes sculptées tout au long de l'année par ses excursions à cheval, monté "en amazone"  . Héraclès aussi avait les yeux fixés  sur la reine mais pas pour les mêmes raisons  : son regard se dirigeait vers l'objet de sa venue en Bithynie, à savoir la ceinture d'or qui enveloppait la fine taille d' Hippolyté. La charmante amazone lui invita alors à l'entretenir en privé au sujet de sa venue, ce à quoi consentit le héros sans aucune méfiance  . L’attitude calme et pondérée de celui-ci allait enfin pouvoir lui permettre de résoudre l'un de ses travaux sans verser la moindre goutte de sang l'espérait-il. Il plut beaucoup à Hippolyte, sans doute séduite  par ses puissants pectoraux et sa barbe foisonnante, et qu'il se permit de révéler à la reine, sans rien occulter, la raison de son arrivée en Bithynie. Après avoir écouté le récit du héros, la reine, envoûtée et conquise, lui promit son merveilleux ceinturon d'or qu'elle dégrafa assez vite. Elle était sur le point de le lui remettre quand Héra (Junon), déguisée en Amazone, était allée partout répandre le bruit que ces étrangers avaient l'intention d'enlever Hippolyte ; les femmes-guerrières alors, pleines de courroux  , sautèrent en selle et attaquèrent le navire  . Héraclès, croyant à une trahison, tua Hippolyte de sa main, lui retira sa ceinture, prit sa hache et d'autres armes et se prépara à se défendre. Il tua tour à tour toutes les Amazones qui dirigeaient la bataille, et mit en déroute leur armée après un terrible massacre. Le voyage de retour fut plein d’autres aventures et prouesses. Arrivé à Mycènes Héraclès pût enfin remettre la ceinture d'or à Eurysthée. On raconte que sa fille Admète ne fut pas plus impressionnée que cela, il faut dire qu'il s'était écoulé pas mal de temps depuis le départ d' Héraclès ; toujours est-il que beaucoup de sang avait coulé pour céder aux caprices d'une princesse  . Voici des liens pour ce mythe : http://mythologica.fr/grec/heraclet09.htm http://hercule.travaux.free.fr/travail9.php
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|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


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 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mer 21 Oct 2009 - 1:05 | |
| 400 Les douze Travaux d’Héraclès (Hercule) – 10) Le troupeau de GéryonLes monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Alexandrie (Egypte) et Saitta (Lydie), portent sur leurs avers les têtes ou bustes à droite d’Antonin le Pieux et Geta, et, sur les revers, Héraclès (Hercule) capturant les boeufs de Géryon, ayant le corps de Géryon ou d’Eurytion prostré sur terre à gauche, soit Héraclès debout à droite en train de tuer Géryon gisant à gauche. http://www.fredericweber.com/articl_dieux/article_travaux_d_hercule.htm http://www.acsearch.info/search.html?search=cattle+of+Geryon&view_mode=1&en=1&de=1&fr=1&it=1#0 http://www.acsearch.info/record.html?id=262171 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15600/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=20 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/15864/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=30 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/13595/?search&stype=icono&design_group=1&provinces=any&design-0=161&rno=44 Le dixième des douze Travaux d'Héraclès fut de ramener le fameux troupeau de Géryon d'Erythie, une île située près de l'Océan, sans autorisation ni paiement. Pour les antécédents de ces travaux, voir mom post n.º 390, sur La légende d’Héraclès (Hercule). Géryon, fils de Chrysaor et de Callirhoé  , fille d'Océan (voir mon post n.º 331, sur La légende d’Océan) était roi de Tartessos  , en Espagne, et il avait la réputation d'être l'homme le plus fort de la terre. Il était né avec trois têtes, six mains et trois corps réunis à la taille  . Quant à ses troupeaux, les superbes bœufs au pelage écarlate, ils étaient gardés par le géant berger Eurytion, fils d'Arès (Mars), et par le chien à deux têtes Orthos (ou Orthros), né de Typhon (voir mon post n.º 381, sur La légende de Typhon (Typhée)) et d'Echidna (voir mon post n.º 122, sur La légende d’Hercule et Echidna) et qui avait appartenu à Atlas. Héraclès partit en expédition. Accablé par la chaleur dans le désert de Lybie, le héros menaça Hélios de ses flèches. Pour l’apaiser, le Soleil lui prêta un anneau d’or qui permettait de franchir l’Océan sur la coupe qu’il empruntait lui-même chaque soir pour gagner son palais en Occident. Héraclès franchit le détroit mer-océan, y élevant les deux colonnes Calpé et Abyla (rochers de Gibraltar et de Ceuta), les colonnes d’ Hercule, pour laisser trace de son passage. Il dut encore menacer Océan de ses flèches afin qu’il calmât les vagues déchaînées. Aussitôt arrivé, il se rendit au mont Abas. Le chien Orthos  s'élança sur lui en aboyant, mais Héraclès l'abattit de sa massue  et Eurytion  , qui se précipitait au secours d'Orthos, périt de la même manière. Héraclès se mit alors à emmener le troupeau. Ménoetès, qui faisait paître les troupeaux d'Hadès  dans le voisinage rapporta la nouvelle à Géryon. Défié en un combat singulier, Héraclès attaqua Géryon par le flanc et le transperça en lui envoyant une flèche dans le côté qui traversa ses trois corps. Puis, comme Héra (Junon) se précipitait pour aider Géryon, Héraclès la blessa d'une flèche au sein droit et elle s'enfuit. Ainsi, il obtint le troupeau sans autorisation ni paiement. Puis il emporta son bétail soit dans la nacelle d'or, soit au cours d'un long voyage par voie terrestre en traversant l'Espagne, la France, l'Italie et la Sicile, en atteignant même la mer Noire, et connaissant ainsi de nombreuses autres aventures héroïques et civilisatrices, avant de rentrer chez lui sain et sauf. D'après certains, il passa par Abdère, une colonie phénicienne, puis par l'Espagne, en laissant en arrière quelques-uns de ses compagnons comme colons. Pendant qu' Héraclès conduisait le troupeau à travers la Ligurie, deux fils de Poséidon, nommés Ialébion et Dercynos, essayèrent de le lui voler ; il les tua l'un et l'autre. Lorsqu'il passa les Alpes Liguriennes, Héraclès construisit une route pour ses armées et ses fourgons à bagages ; il détruisit également toutes les bandes de brigands qui infestaient le défilé avant de pénétrer dans ce qu'on appelle la Gaule cisalpine et l'Etrurie. C'est seulement après avoir parcouru toute la côte italienne et après avoir traversé la mer pour aller en Sicile, qu'il se dit: " Je me suis trompé de route! "  Les Romains disent que lorsqu'il atteignit l'Albula (appelé le Tibre par la suite) il fut reçu par le roi Evandre  , exilé d'Arcadie (voir mon post n.º 39, sur La légende d’Hercule et Evandre). Le soir, il traversa à la nage en poussant devant lui le troupeau et s'étendit sur l'herbe pour se reposer. Dans une profonde caverne du voisinage, vivait un berger hideux, à trois têtes et aux proportions gigantesques. Il s'appelait Cacus, fils d'Héphaïstos (Vulcain) et de Méduse (voir mes posts n.º 3, sur La légende de Persée et la Méduse, et n.º 334, sur La légende des Gorgones), et il semait la terreur dans la forêt Aventine ; ses trois bouches crachaient des flammes  . Des crânes humains et des bras étaient cloués sur les parois de sa caverne dont le sol était blanchi par les ossements accumulés de ses victimes. Pendant qu' Héraclès dormait, Cacus lui vola ses deux plus beaux taureaux ainsi que quatre génisses qu'il tira à reculons dans son repaire. Lorsqu’ Héraclès s'éveilla, il remarqua immédiatement qu'il manquait des bêtes au troupeau. Après les avoir cherchées en vain, il était sur le point de continuer sa route avec le reste du troupeau quand une des génisses volées poussa un beuglement de faim. Héraclès, ayant repéré d'où venait le cri, se dirigea vers la caverne mais il trouva l'entrée barrée par un rocher que dix bœufs attelés n'auraient pas pu déplacer. Cependant, il l'écarta comme s'il s'était agi d'un simple caillou, et, sans se soucier des flammes qui sortaient des bouches de Cacus, il le prit à bras-le-corps et lui arracha la peau du visage à force de coups. Revenant en Italie en quête d'une autre route vers la Grèce, Héraclès conduisit son troupeau le long de la côte orientale, puis se proposa de le conduire en Epire, à travers l'Istrie et de là au Péloponnèse, en passant par l'Isthme. Mais à l'entrée du golfe de l'Adriatique, Héra envoya un taon qui jeta la panique dans le troupeau qui se répandit en Thrace et dans le désert de Scythie où Héraclès partit à sa poursuite. Héraclès, après être rentré en possession de ses juments et de la plus grande partie de son troupeau, le ramena en lui faisant traverser le Fleuve Strymon (voir mon post n.º 209, sur La légende du Strymon), qu'il combla avec des pierres pour la circonstance, et n'eut pas d'autres aventures jusqu'à ce qu'Alcyonée, le berger géant qui avait pris possession de l'isthme de Corinthe, lançât un rocher contre l'armée qui, comme de coutume, suivait Héraclès ne détruisant pas moins de douze chars et tuant le double de cavaliers. C'est ce même Alcyonée, qui, par deux fois, avait volé le troupeau sacré d'Hélios, une première fois d'Erythie et une seconde fois de la citadelle de Corinthe. Non content d'avoir attaqué les compagnons d' Héraclès, il reprit le rocher et, cette fois, il le lança contre le héros en personne qui le lui renvoya d'un coup de massue  et tua ainsi le géant. Le reste du voyage se déroula sans entrave et le héros arriva à Mycènes avec la quasi-totalité du troupeau de Géryon et malgré les nombreuses tentatives de vols dont il a été victime le dixième travail arriva à son terme. Eurysthée commençait à trouver le temps long quand on le prévint que le héros attendait aux portes de la ville. Le roi, fit introduire l'immense troupeau, admira leur beauté et ordonna de les sacrifier en l'honneur d'Héra. André Alciat dédia à Géryon l’emblème 40, Concordia insuperabilis, de son Livret des Emblèmes, dont voici des traductions en vieux français : Concorde insuperable.Si grand concorde, & foy entre trois freres, Si grand amour fut en tous leurs affaires, Qu’ilz furent Roys vinqueurs: & vincuz non. Tous trois nomméz Geryon, d’ung seul nom. Que la concorde est invincible.Entre trois freres GeryonsMeuz de mesmes affections, De volonté & conseil mesme, L’amitié se maintint extreme, Et tindrent en stabilité L’estat de leur Principauté: Si qu’il ne fut jamais possible Vaincre vertu tant invincible. Aussi tous trois communément N’avoient qu’un nom ensemblément. Ceux qui vivent en concorde ne peuvent estre surmontés. Telle fut la concorde en trois freres germains, Tel leur amour commun, telle leur charité, Que jamais Prince aucun ne les a surmonté, Quoy que les Geryons eussent ennemis maints. Voici des liens pour cette légende : http://mythologica.fr/grec/heraclet10.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/Geryon http://hercule.travaux.free.fr/travail10.php
Dernière édition par Emblémiste le Ven 2 Avr 2010 - 13:52, édité 2 fois |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mer 21 Oct 2009 - 1:13 | |
| Mise à jour du sommaire MONNAIES DE LEGENDES Voir page 57.
Dernière édition par Emblémiste le Sam 7 Nov 2009 - 2:59, édité 17 fois |
|  | | BRUTUS Prefet de l'Vrbs


Age: 49 Localisation: Bourgogne nord Date d'inscription: 07/10/2009
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Mer 21 Oct 2009 - 1:15 | |
| Plus de smileys pour te dire encore BRAVO !!!!!! |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mer 21 Oct 2009 - 1:24 | |
| Bonjour BRUTUS et merci beaucoup !  |
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