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La légende de Morsynos
Les monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Aphrodisias et d'Antioche du Meandre, Carie, portent sur leurs avers soit le buste à droite de Demos, soit la tête de Zeus Boulaios à gauche, et, sur les revers, le dieu-fleuve
Morsynos gisant à gauche, tenant une corne d’abondance dans sa main gauche et une herbe dans la main droite, appuyé sur une cruche renversée d’où l’eau s’écoule, ou debout à gauche tenant une patère dans sa main droite et une herbe dans la main gauche.
http://www.acsearch.info/record.html?id=112939
http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/search/icono/?provinces=any&stype=icono&design_group=1&design-0=303&step=3&next=Finish
Le ruisseau
Morsynos ou Orsynos, un tributaire du fleuve Méandre (l’actuel Büyük Menderes Nehri (Grand Fleuve Méandre), en Carie, Anatolie, dans la moderne Turquie, est appelé aujourd’hui Vandalas Çayi (auparavant Dandalas Çagg). (Voir mon post n.º 173, sur
La légende du Méandre).

Les ruines de l’antique ville d’Antioche du Méandre, fondée par Antiochos I Soter

en honneur de sa mère

dans le site de deux établissements référés par Pline comme Symaithos et Kranaos, se situent auprès des montagnes au nord de la ville de Basalan, dans la vallée de Vandalas entre le
Morsynos de l’Antiquité et le Méandre.
Quant à Aphrodisias, l’ancienne capitale de la province de Lydie, dont le nom dérive d’Aphrodite (Vénus), la déesse de la beauté

, qui y avait un fameux sanctuaire, ses ruines sont situées sur un plateau 600 mètres au dessus du niveau de la mer, avec le monts Baba Dag à l’est, près de l’actuelle village de Geyre, à 13 km d’Aydin, dans le district de Karacasu, 53 km au sud de Nazili, à 230 km d’Izmir et 101 km de Denizli. Il s’agit d’un des meilleurs sites archéologiques de l’Anatolie :accord:.
Selon l’historien Stephanus, elle fut fondée par les Lelegiens et au début était connue comme Lelegonopolis. Plus tard son nom fut changé en Megalopolis, et, encore plus tard, en Ninoe, d’après Ninos, le roi de l’Assyrie. L’emploi du nom Aphrodisias commença après le IIIe siècle av. J.-C., dans la période hellénistique. Après la conquête romaine de l’Asie Mineure, la ville fut réputée à cause de sa déesse et, pendant les Guerres Mythridatiques, en 82 av. J.-C., le dictateur romain Sulla reçut un avis de l’oracle de Delphes

d’honorer l’Aphrodite carienne, et lui envoya une couronne et une double hache en or. Jules César

lui dédia aussi une statue d’Eros en or. Les Aphrodisiens jouissaient des privilèges spéciaux à cause de leur loyauté envers Octavien

et Marc Antoine

, lequels incluaient la liberté et exemption de tributs, ainsi que des droits d’asyle agrandis dans le sanctuaire d’Aphrodite.
Aphrodisias était une des villes plus importantes à cette époque-là, entourée de champs fertiles qui produisaient tous les types d’aliments. Elle possédait aussi une industrie de laine et de coton florissante, des institutions commerciales, politiques, religieuses et culturelles fort développées, une grande tradition de beaux-arts et d’artisanat, des célèbres écoles de philosophie et sculpture et un corps de citoyens grand et énergique. Elle fut probablement le berceau du philosophe péripatétique et commentateur d’Aristote, Alexandre d’Aphrodisias

, aussi bien que du philosophe Xénocrate

, disciple de Platon. Les noms de plusieurs sculpteurs d’Aphrodisias ont été vus en quantité d’oeuvres en Italie, Grèce et ailleurs. Des statues étaient sculptées en marbre blanc local et bleu-gris carien, notamment des proches monts Baba Dag (Salbakos). Des sculpteurs d’autres régions venaient à Aphrodisias pour des concours de sculpture annuels.
La richesse et l’importance culturelle et politique de la ville sont nettement attestées par la taille et la magnificence des édifications qui la composaient. Dans l’arène d’Aphrodisias, les gladiateurs s’engageaient en combats mortels

devant 30.000 spectateurs en honneur de leur déesse

. L’expansion de la Chrétienté sous l’Empire Byzantin et l’adoption graduelle du Christianisme comme la religion de l’état résultèrent en un change marqué de la situation de la ville. Le centre du culte d’Aphrodite déclina d’importance, au point que les noms de la déesse et d’Aphrodisias furent complètement éliminés de toutes les inscriptions. On a fait des efforts pour changer le nom de la ville en Stavrapolis, la Ville de la Croix, mais ses habitants préférèrent celui de Carie, le nom de la province. Geyre, le nom de l’actuelle ville qui occupe le même site, est probablement une corruption de l’ancienne Carie, après l’occupation turque de la région.
Le déclin de la ville fut accéléré par un malheureux incident qui eut lieu au VIIe siècle de notre ère. Le règne de l’empereur Heraclius (610-641)

fut marqué par des attaques arabes et des incursions dès l’Orient, des disputes religieuses, des pressions politiques et économiques et par plusieurs épidémies qui causèrent des grandes pertes de vies. Cependant, le coup final fut donné par un tremblement de terre dévastateur

. Les dommages causés aux édifications par ce désastre sont encore clairement visibles. Quelques unes des constructions plus imposantes furent détruites et ne furent jamais restaurées.
Voici quelques liens en anglais sur ces villes :
http://www.planetware.com/turkey/basalan-antiochia-on-the-maeander-tr-ay-nab.htm
http://www.aphrodisias.com/
http://www.turizm.net/cities/aphrodisias/
http://www.armory.com/~turkiye/turkey/ege/aphrodisias/aphrodisiashist.html