| | | MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) | |
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| Auteur | Message |
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Chut Proconsul


Age: 21 Date d'inscription: 23/06/2007
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Mar 21 Avr - 22:22 | |
| Encore une légende que je ne connaissais pas ! Merci Emblemiste ! |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | |  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mer 22 Avr - 0:33 | |
| 243 La légende de Torrebos La monnaie provinciale romaine du lien ci-dessous, de Hierapolis, Conventus de Cibyre, Phrygie, porte sur l’avers le buste d’Apollon Archegestes à droite, et, sur le revers, face à face, du côté gauche le devin Mopsos debout à droite tenant un rameau de laurier d’Apollon dans sa main droite et posant la main gauche sur un arc, et, du côté droit, le prêtre Torrebos debout à gauche tenant l’image de culte de la déesse phrygienne dans sa main droite et posant la main gauche sur une lyre. http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/search/icono/?provinces=any&stype=icono&design_group=2&design-0=837&step=3&next=Finish Sur le devin Mopsos  , voir mon post n.º 152, La légende de Mopsos. D’après la mythologie, Torrebos était un fils d’Attis (voir mon post n.º 132, sur La légende d’Attis (Atys)) et certainement le premier prêtre  de la déesse phrygienne à l’Hieron, son temple à Hierapolis (Cité sainte). Il introduit le style de musique lydien qui était employé dans le rituel de la déesse phrygienne, ce qui explique la présence de la lyre auprès de sa figure. Sur cette monnaie, les fonctions prophétiques  et sacerdotales  de l’Hieron sont mises côté à côté comme également importantes à Hierapolis.
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|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Jeu 23 Avr - 0:38 | |
| 244 La légende du Palladion (Palladium) Les monnaies grecques et provinciales romaines des liens ci-dessous, de Pergamon (Mysie) et d'Argos et Kleonai (Achaie, Argolide), portent sur leurs avers les têtes du jeune Heraclès (Hercule), d’Héra (Junon) et de Marc Aurèle, soit les bustes de Septime Sévère et de Lucius Verus à droite, et, sur les revers, le Palladion ou Palladium debout à droite, à gauche ou de face. http://www.acsearch.info/record.html?id=206036 http://www.acsearch.info/record.html?id=1449 http://www.acsearch.info/record.html?id=40476 http://www.acsearch.info/record.html?id=46804 http://www.acsearch.info/record.html?id=112042 http://www.acsearch.info/record.html?id=112043 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/5260/?search&stype=icono&design_group=3&provinces=any&design-0=822&rno=3 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/coins/9662/?search&stype=icono&design_group=3&provinces=any&design-0=822&rno=4 Je m’ai déjà référé au Palladion dans mon post n.º 23, à propos de son enlèvement de Troie par le guerrier grec Diomedès  , représenté sur les monnaies portant cet image dans sa main. Maintenant nous ne traitons que des monnaies où le Palladion apparaît isolément.  Dans la mythologie grecque, le Palladion ou Palladium était une statue sacrée de Pallas Athéné (Minerve) en arme, portant la javeline ou lance et l'égide (son bouclier). Selon la version plus traditionnelle de la légende, après avoir tué accidentellement Pallas, une nymphe,  , fille de Triton (voir mon pst n.º 336, La légende de Triton) et de la déesse du lac Tritonis, en Lybie, sa compagne de jeu, lorsqu’elles pratiquaient aux armes ensemble  , Zeus (Jupiter) interféra dans la lutte et, soudain, mit l’égide devant Pallas. Tandis que celle-ci regardait en haut vers Zeus, elle fut blessée par Athéna et mourut  . Athéna, angoissée  , façonna à son image une statue, le Palladion, à laquelle elle accrocha l’égide, et la plaça aux côtés de celle de Zeus. Un jour, Électre  , cherchant à échapper à Zeus  , ou après être violée par lui  , se réfugia derrière la statue. Furieux, Zeus  jeta l'effigie du haut de l’Olympe. Elle tomba à Troie où Ilos, fondateur éponyme de la ville ( Ilion), lequel venait justement de prier au dieu pour un bon augure pour la construction de la ville, la trouva devant sa tente et la rapporta au site de la future ville, où il érigea un temple pour l'honorer. Elle était maintenue secrète et occulte, adorée comme une garantie de l'inexpugnabilité à la cité ou place qui l'abritait  (voir mon post n.º 380, sur La légende d'Ilos). Selon la tradition grecque, elle fut dérobée par Ulysse  (voir mon post n. 356, La légende d'Ulysse (Odysseus)) et Diomedès  pour s'assurer de l'issue de la guerre. Selon la tradition romaine, elle fut emportée par Énée  en Italie (voir mes posts n.º 364, La légende d'Énée, et 366, La fuite de Troie d'Énée), placée plus tard dans le temple de Vesta à Rome. Cependant, diverses villes en Grèce et en Italie se disputaient l’honneur de posséder l’authentique Palladion troyen. Voici quelques liens pour cette légende : http://fr.wikipedia.org/wiki/Palladion http://www.fredericweber.com/articl_dieux/article_palladium_et_victoire.htm http://www.mythindex.com/greek-mythology/P/Palladium.html (en anglais) http://www.theoi.com/Nymphe/NymphePallas.html (en anglais)
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|  | | Bruno Pontif


Age: 61 Date d'inscription: 21/05/2008
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Jeu 23 Avr - 9:20 | |
| | Citation: | | Un jour, Électre :?: , cherchant à échapper à Zeus :amour26: , ou après être violée par lui :bisous16: , se réfugia derrière la statue. |
…décidemment notre Emblémiste est un grand poète romantique au langage imagé bien à propos …et cela est bien appréciable au regard de certains insoutenables récits d’atrocités légendaires :affraid: …
…c’est toujours un plaisir de te lire… |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | |  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Ven 24 Avr - 0:30 | |
| 245 La légende de Priam Les monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, d’Ilion, Troade, portent sur leurs avers le buste de Crispina, l´épouse de Commode, à droite, et, sur les revers, Priam assis sur un trône à droite, portant un bonnet phrygien sur sa tête et un sceptre dans sa main gauche, le bras droit appuyé au dossier. http://www.acsearch.info/record.html?id=141816 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/search/icono/?provinces=any&stype=icono&design_group=2&design-0=347&step=3&next=Finish  D’après la mythologie grecque, Priam  était le fameux roi de Troie lors de la guerre troyenne. Il était le fils du roi Laomédon  et de la nymphe Strymo  (ou Leucippe ou Placia) ; il fut tout d'abord connu sous le nom de Podargé ou Podarcès (“ pied léger “). A la suite de la lutte entre Héraclès (Hercule) et Laomédon et de la prise et destruction de Troie par Héraclès et Télamon, il fut le seul fils mâle de Laomédon qui fut épargné. Héraclès voulut l'amener en esclavage, mais sa soeur, Hésione, qui venait d'être sauvée par le héros, l'acheta en donnant le voile d'or. C'est ainsi que Podarcès prit le nom de Priam, (qui veut dire " racheté ", mais c'est une éthymologie assez douteuse), et succéda à son père. Il rebâtit Troie, étendit son royaume et régna sur la Troade, la Phrygie, Lesbos et les îles voisines. Sa richesse était proverbiale mais il fut le dernier roi de Troie  . D'après l' Iliade, il eut 50 fils de ses diverses concubines et de son épouse Hécube  , dont 23 cités nommément, et 12 filles mariées qui vivaient avec lui, auxquelles il faut ajouter Cassandre et Polyxène, qui ne sont pas mariées  . Dix-neuf fils sont les enfants de Priam et d'Hécube, dont Hector (voir mon post n.º 60, sur La légende d’Hector ), Pâris ou Alexandre (voir mon post n.º 74, sur Le jugement de Pâris), Deiphobos, Hélénos, Pammon, Polites, Anthiphos, Hipponous, Polydore, Troilos, et plusieurs filles, dont Cassandre, Créuse, Laodice et Polyxène. Avec la nymphe Alexirrhoé il eut le devin Aesacus  . Avec Laothé, fille d'Altès, il conçut Lycaon (voir mon post n.º 359, sur La légende de Lycaon). Priam lutta dans sa jeunesse allié aux Phrygiens contre les Amazones, mais, lors du siège de Troie, il était trop vieux et ne put combattre lui-même. Seulement un e fois il osa aller au camp pour conclure l’agrément sur le combat singulier entre Pâris et Ménélas. Dans l' Iliade il est dépeint comme faisant preuve d'une immense bonté et d'une justice exemplaire. Contrairement à ses conseillers, il refusa de porter le blâme sur Hélène pour la guerre. Il vit mourir nombre de ses fils au cours du conflit  . Il assista au combat et à la mort d'Hector par Achille  (voir mon post n.º 371, sur La légende d'Achille). Celui-ci se niant à rendre le corps d’Hector à sa famille pour les funérailles  , Priam se rendit au milieu du camp des grecs pour y supplier Achille  qui, par respect, lui livra le cadavre. La rencontre d’Achille et de Priam est l’un des passages les plus émouvants du poème (Chant XXIV)  . La mort de Priam n’est pas racontée par Homère. D’après d’autres sources postérieures, quand les Grecs pénétrèrent la cité de Troie, on dit que le vieux roi mit son armure  et était prêt à se lancer contre la foule d’ennemis, mais en fut dissuadé par Hécube et persuadé à prendre refuge avec elle et leurs filles comme un suppliant devant l’autel de Zeus Herceius. Tandis qu’il y restait, son fils Polites, poursuivi par Néoptolème (Pyrrhus)  , fils d’Achille, se précipita dans le temple et expira auprès de son père, après quoi Priam se tourna contre Néoptolème, mais fut égorgé par ceci  . Son corps resta sans tombeau. Voici quelques liens pour cette légende : http://mythologica.fr/grec/priam.htm http://fr.wikipedia.org/wiki/Priam http://www.mythindex.com/greek-mythology/P/Priamus.html (en anglais) http://www.maicar.com/GML/Priam1.html (en anglais)
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|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Sam 25 Avr - 1:10 | |
| 246 La légende de Téménos La monnaie provinciale romaine du lien ci-dessous, de Temenothyrai, Sardis, porte sur l'avers le buste du jeune héros Téménos à droite, et, sur les revers, Zeus Lydios debout à gauche tenant un aigle sur sa main droite et un sceptre dans la main gauche. http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/search/icono/?provinces=any&stype=icono&design_group=2&design-0=407&step=3&next=Finish Selon la mythologie grecque, Téménos fut l'un des Héraclides, c’est-à-dire, descendants d'Héraclès (Hercule) (voir mon post n.º 390, sur La légende d'Héraclès (Hercule)), dont il était arrière-arrière-petit-fils, et le fils d’Aristomachos et le frère de Cresphontes et d’Aristodème. Il était le père de Ceisus, Cerynes, Phalces, Agraeus et Hyrnetho. Téménos  fut un des chefs de l’expédition des Héraclides au Péloponnèse. Il aida à mener la cinquième et dernière attaque sur Mycènes. Les Héraclides avaient construit, sur l'avis d'un oracle  , une flotte à Naupactus, mais avant de partir, Aristodème fut foudroyé (ou tué par Apollon, Phébé) et la flotte fut détruite :affraid: . De fait, ce serait une vengeance  pour le meurtre d'un Arcanien par un des Héraclides. L'oracle bannit donc Téménos pour dix ans, pour que les Héraclides s'expient du crime. A son retour à Naupactus, les Héraclides réparèrent leurs navires et naviguèrent  de Naupactus à Antirrhium, et ensuite, de Rhium dans le Péloponnèse. Une bataille décisive eut lieu contre Tisamenos, le fils d'Oreste (voir mon post n.º 93, sur La légende d'Oreste), le chef de la péninsule, qui fut défait et tué. Les Héraclides devinrent maîtres d'une grande partie du Péloponnèse, et procédèrent à la distribution des territoires entre eux par lots. Argos alla à Téménos  , Sparte à Procles  et Eurysthène  , les fils jumeaux d'Aristhodème, et la Messénie à Cresphontes  . Le territoire fertile d'Elis fut réservé par décrèt à Oxylus  , un Etolien qui Téménos rencontra à son retour à Naupactus et avait engagé à son service. Les Héraclides régnèrent à Lacédémone jusqu'en 221 av. .J.-C. mais avaient disparu du pouvoir dans d'autres provinces. La conquête du Péloponnèse par les Doriens, communément appelée le "Retour des Héraclides", est une représentation de la puissance retrouvée de la gent issue d'Héraclès. Cette invasion mythique ne serait qu'une version légendée de l'invasion conjointe des Doriens et des Etoliens, fuyant leur ancien oppresseur au nord, les Thessaliens. Le tombeau de Téménos était montré à Téménion près de Lerne. On dit que ses descendants, les Temenidae, ayant été chassés d’Argos, fondèrent le règne de Macédoine, d’où les rois de Macedoine se dénommaient eux-mêmes Temenidae. Voici un lien en anglais pour cette légende : http://www.mythindex.com/greek-mythology/T/Temenus.html
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Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Dim 26 Avr - 0:57 | |
| 247 La légende de Ménesthée La monnaie provinciale romaine du lien ci-dessous, d’Élée, Pergame, porte sur l’avers le buste du jeune héros fondateur Ménesthée à droite, et, sur le revers, Deméter (Cérès) ou Tyché debout à gauche, portant le kalathos sur la tête, tenant des épis de blé dans sa main droite et une corne d’abondance dans la main gauche. http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/search/icono/?provinces=any&stype=icono&design_group=2&design-0=370&step=3&next=Finish Dans la mythologie grecque, Ménesthée, fils de Pétéos, fils d’Ornéos, fils d’Erechthéos, fut l’onzième roi légendaire d'Athènes  . Il fut placé sur le trône par les Dioscures (voir mon post n.º 43, sur La légende des Dioscures (Castor et Pollux)) quand Thésée (voir mes posts n.º 6, sur La légende de Thésée et le Minotaure, et n.º 210, sur La légende de Thésée et le Taureau de Marathon)) voyagea aux enfers, et, au retour de ceci, Ménesthée, avec l’aide des Tyndarides, le bannit de la ville. Il fut un des prétendants  d’Hélène  . Dans l’ Iliade d'Homère, Ménesthée est le chef des Athéniens pour la guerre de Troie et y apporta cinquante navires. Mais il y est caractérisé comme non brave, mais excellant tous les mortels en disposant les chevaux et les hommes pour la bataille. Quand Agamemnon  passait en revue ses troupes, il le trouva aux derniers rangs, apparemment évitant l’action. Plus tard, quand Sarpédon  attaqua la section de la muraille grecque dont il était en charge, Ménesthée trembla  et dut demander l’aide d’Ajax Télamon  et Teucre  . Il fut parmi les guerriers présents dans le cheval de Troie. Après le sac de la ville, Ménesthée navigua à Mimas  , ensuite il se rendit à Mélos où il devint roi  . Quand il mourut, Athènes retourna à la famille de Thésée. Voici des liens pour cette légende : http://fr.wikipedia.org/wiki/Menesthee http://en.wikipedia.org/wiki/Menestheus (en anglais) http://www.mythindex.com/greek-mythology/M/Menestheus.html (en anglais)
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Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Lun 27 Avr - 0:03 | |
| 248 La légende du Sava (Savus) et du Kupa (Colapis) Les monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, de Siscia, Pannonie, portent sur leurs avers le buste de Probus à droite ou à gauche, et, sur les revers, la personnification de la ville de Siscia assise à gauche ou de face, haussant les extrémités de son habit des deux mains, entre les dieux fleuves Savus et Colapis, assis face à face tenant des cruches, avec des ondes entre et sous eux. Sur la monnaie au buste de Gallien à droite sur l’avers, de la même ville, le revers montre Siscia assise à gauche et, à ses pieds, une divinité, le dieu-fleuve Savus ou une nymphe, à demi dans l’eau à gauche. http://www.acsearch.info/search.html?search=Savus&view_mode=1&cac=1&cng=1&fac=1#0 La ville de Siscia, l’actuelle Sisak, en Croatie, était située au confluent des rivières Savus et Colapis. Elle joua un rôle important dans les campagnes de Probus en Pannonie  . Probus fut un des plus grands des “empereurs soldats” du IIIème siècle  . Ses campagnes contre les usurpateurs Proculus  , Bonosus  et Saturninus  le rendirent seigneur incontestable de Rome  et sa défaite des forces germaniques dans les frontières de la Gaule et de l’Illyrie récupérèrent des régions que l’Empire avait perdu depuis longtemps. Le Savus – Sava dans les langues balkaniques – est un tributaire du Danube, où il se jette devant Belgrade. Il est long de 945 kilomètres et est le plus long affluent du bord droit du Danube et le second du bord gauche après le Tisza. Il coule à travers quatre pays : Slovénie, Croatie, Bosnie-et-Herzégovine et Serbie, et est navigable par 593 kilomètres entre Belgrade et Sisak. Le Colapis – Kupa ou Kolpa dans les langues balkaniques –, tributaire du Sava, dans lequel il se jette à Sisak, s’origine en Croatie et forme la frontière naturelle entre le nord-ouest de ce pays et le sud-ouest de la Slovénie. Le déesse Adsullata  , d’origine bretonne, était invoquée à Saudörfel, Autriche, ensemble avec le dieu-fleuve Sava, dont elle était considérée l’épouse. Voici des liens en anglais sur ces deux fleuves : http://en.wikipedia.org/wiki/Savus http://en.wikipedia.org/wiki/Kupa_River[u]
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Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mar 28 Avr - 1:01 | |
| 249 La légende de Pergamos Les monnaies provinciales romaines des liens ci-dessous, de Pergame, Mysie, portent sur leurs avers la tête d’Antonin le Pieux ou les bustes de Commode et de Gallien, et, sur les revers, soit Asclepios (Esculape) et Pergamos debout de face, leurs têtes tournées à gauche, le second nu, tenant un long sceptre dans sa main gauche et couronnant le premier de la main droite ; soit Pergamos et Androclos nus, debout vis-à-vis, le premier tenant une image d’Asclepios dans sa main droite et un sceptre dans la main gauche, le second tenant une image d’Artémis (Diane) Ephesia dans sa main droite, et, entre les deux, un autel allumé; soit Pergamos nu, debout de face, sa tête tournée à droite, recevant, d’Hermès (Mercure) ou d’un autre héros nu, debout à gauche, une tête de bélier, et, entre les deux, dans le sol, une capsa (boîte à parchemins) ouverte. http://www.cngcoins.com/Search.aspx?IS_ADVANCED=1&ITEM_IS_SOLD=1&ITEM_INVENTORY_NUMBER=&CONTAINER_NAME=&ITEM_LOT_NUMBER=&ITEM_DESC=Pergamus&SEARCH_IN_CONTAINER_TYPE_ID_1=1&SEARCH_IN_CONTAINER_TYPE_ID_3=1&SEARCH_IN_CONTAINER_TYPE_ID_2=1&SEARCH_IN_CONTAINER_TYPE_ID_4=1&VIEW_TYPE=0 http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/search/icono/?provinces=any&stype=icono&design_group=2&design-0=398&step=3&next=Finish D’après la mythologie grecque, Pergamos était un fils de Néoptolème (Pirrhus)  , fils d’Achille  et de Déidamie  . Sa mère était Andromache  , fille d’Éétion, roi de Thèbes  . Son père avait tué le roi troyen Priam  (voir mon post n.º 245, sur La légende de Priam). Sa mère avait été l’épouse du héros Hector  (voir mon post n.º 60, sur La légende d'Hector), fils de Priam, et, après la chute de Troie, avait touché au sort à Néoptolème, qui l’amena en l’Épire et la prit pour épouse  . Pergamos fut amené à Sparte très jeune. On dit qu'il aida Sparte dans ses conquêtes et qu'il combattait presque aussi bien qu'Achille  . Dans une dispute pour le royaume de Teuthranie, il tua le roi Areios  , et, ensuite, nomma la ville Pergame, après lui-même, et y érigea un sanctuaire de sa mère. La ville de Pergame inventa et fut le plus important fournisseur de parchemin, une matière pour l’écriture faite de peau de mouton, dont la vente représentait sa principale source de revenu. Sur le revers de la monnaie à l’effigie de Gallien, la présentation, au dessus de la capsa, de la source de sa richesse (la tête de bélier), par le dieu du commerce (Hermès, Mercure) ou pour un autre personnage, au fondateur éponyme de Pergame, est une significative allusion à la ville. Sur Androclos, voir mon post n.º 147, La légende d’Androclos. Voici des liens pour Pergamos : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pergamos http://yalbert.free.fr/divers/mythologie/personnages/Pergamos_3640.htm http://www.mythindex.com/greek-mythology/P/Pergamus.html (en anglais)
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Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Mer 29 Avr - 0:28 | |
| 250 La légende de Faustulus Les deniers de la République Romaine du lien ci-dessous, frappés par le monétaire Sextus Pompeius Faustulus ou Fostulus, portent sur leurs avers la tête casquée de Rome à droite, et, sur les revers, le berger Faustulus à droite, penché sur son bâton, trouvant les jumeaux Romulus et Rémus au pied du figuier ruminal, allaités par la louve. Il montre du doigt le figuier au fond, où deux piverts son perchés. http://www.acsearch.info/search.html?search=Faustulus&view_mode=1&cac=1&cng=1&fac=1#0 http://www.acsearch.info/search.html?search=Faustulus&view_mode=1&cac=1&cng=1&fac=1&page=2#0 http://www.coinarchives.com/a/results.php?search=Faustulus&s=0&results=50 D’après la mythologie romaine, Romulus et Rémus (voir mon post n.º 373, sur La légende de Romulus et Rémus) étaient les fils jumeaux de Réa (ou Rhéa) Sylvia  et de Mars  . Réa Silvia était la fille unique de Numitor, le roi d'Albe-la-Longue  (voir mon post n.º 87, sur La légende de Réa Sylvia). Lorsque Amulius renversa son frère Numitor et en usurpa le trône, il obligea également Réa Silvia à se faire vestale  , s'assurant ainsi qu'il ne se trouverait aucun descendant pour prétendre au trône. Mais Mars, le dieu de la guerre  , la séduisit  et elle donna naissance aux dits jumeaux  . Il y a deux versions sur la manière dont Amulius chercha à se débarrasser des bébés. Selon l’une, il donna l'ordre à ses serviteurs de les tuer, mais ils se contentèrent de les jeter dans le Tibre. Le berceau fut vite emporté par le courant pour finalement s'arrêter sur un banc de vase. Là, une louve veilla sur les enfants et les allaita  . Plus tard, Romulus et Remus furent découverts dans la tanière de l'animal par un berger nommé Faustulus  , qui les ramena chez lui. Selon l’autre, ce fut à Faustulus lui-même, le berger des troupeaux royaux, qu’Amulius chargea de mettre fin à ses petits-neveux  . Faustulus les laissa sur le bord du fleuve, où la louve en prit soin et un pivert les nourrit et garda jusqu’à ce que le berger retourna et les amena chez lui, et les confia à sa femme Acca Larentia (voir mon post suivant, sur La légende d’Acca Larentia). Le nom Faustulus fut plus tard adopté par une famille romaine, dont un membre frappa les monnaies qui sont l’objet de ce post. Voici des liens pour cette légende : http://fr.wikipedia.org/wiki/Faustulus http://en.wikipedia.org/wiki/Faustulus (en anglais) http://mythologica.fr/rome/romulus.htm
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Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Jeu 30 Avr - 0:05 | |
| 251 La légende d’Acca Larentia Les deniers de la République Romaine du lien ci-dessous, du monétaire P. Accoleius Lariscolus, portent sur leurs avers le buste d’ Acca Larentia à droite, et, sur les revers, la triple image de Diana Nemorensis, les Nymphae Querquetulanae Diane, Hécate et Séléné, de face, soutenant sur leurs mains et épaules une traverse au dessus de laquelle posent cinq cyprès. http://www.acsearch.info/search.html?search=Acca+Larentia&view_mode=1&cac=1&cng=1&fac=1#0 Dans la mythologie romaine, Acca Larentia  est un personnage légendaire des origines de Rome. Les Anciens étaient loin de s'entendre sur son histoire  . D'après une tradition, c'était la femme du berger Faustulus et aurait servi de nourrice à Romulus  et à Rémus  et les aurait éduqué (voir mes posts précédents, sur La légende de Faustulus, et n.º 373, sur La légende de Romulus et Rémus). Sa mauvaise conduite lui avait valu le nom de lupa, c'est-à-dire louve, un synonyme de courtisane ; de là la tradition classique que les deux jumeaux furent allaités par une louve. La tradition ajoutait qu'elle avait douze fils avec lesquels elle célébrait des sacrifices pour la fertilité de la campagne ; à la mort d'un d’entre eux, Romulus prit sa place, et le collège des Arvales ( Fratres Arvales) fut constitué par les douze frères. Une autre légende raconte qu' Acca Larentia était la plus belle fille du pays latin  , à l'époque du roi Ancus  , et qu'elle fut livrée à Hercule  par un gardien du temple du dieu, comme enjeu d'une partie de dés. Le héros conseilla à Acca d'épouser le premier homme qu'elle rencontrerait dans la rue : ce fut un riche Etrusque, Tarrutius  . Ce mariage l'enrichit ; mais, à sa mort, elle fit abandon de tous ses biens au peuple romain. En remerciement les Romains instituèrent en son honneur, le 23 décembre, une fête annuelle appelée Larentalia  .  D'après les explications mythologiques les plus vraisemblables, Acca Larentia ne serait que la mère des dieux Lares (voir mon post n.º 343, sur La légende des Lares) ; son nom indique des rapports étroits avec eux. Comme telle, c'est une déesse personnifiant la fécondité des germes enfouis dans la terre. Ce caractère de déesse tellurique est attesté, entre autres choses, par le fait qu'elle était la mère des Arvales et par différentes circonstances de la fête des Larentalia  . Acca Larentia est une de ces nombreuses divinités, comme Cérès, comme la Terre (Tellus), comme Flore, qui symbolisaient dans la religion romaine la fécondité des champs et de ses récoltes. Voici des liens pour cette légende : http://mythologica.fr/rome/acca.htm http://www.cosmovisions.com/$Acca.htm
Dernière édition par Emblémiste le Mer 29 Déc - 22:47, édité 3 fois |
|  | | Emblémiste Légendaire Modérateur


Age: 74 Localisation: Brasilia Date d'inscription: 22/12/2007
 | Sujet: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) - Nouvelle série Ven 1 Mai - 0:15 | |
| 252 La légende de Nausicaa La monnaie provinciale romaine du lien ci-dessous, de Mytilène, Lesbos, porte sur l’avers le buste de Nausicaa à droite, et, sur le revers, la poète Sapho assise à droite, jouant la lyre. http://rpc.ashmus.ox.ac.uk/search/icono/?provinces=any&stype=icono&design_group=2&design-0=426&step=3&next=Finish Nausicaa,  fille du roi des Phéaciens (île de Corcyre) Alcinoos  (voir mon post n.º 108, sur La légende des jardins d’Alcinoos) et d'Arété, est l'héroïne pleine de fraîcheur et de charme de deux passages de l' Odyssée d'Homère (Chants 6 et 8). Athéna (Minerve, Pallas) lui apparut en rêve sous les traits d'une de ses amies qui la gourmanda et lui conseilla d'aller laver son linge dès le lendemain matin pour préparer ses futures noces qui pourraient être prochaines. Le lendemain elle demanda à Alcinoos un attelage pour aller avec ses suivantes laver leurs vêtements dans le fleuve voisin. Elle emportait aussi une fiole d'huile d'olive et quelques victuailles pour une collation  . Une fois le travail terminé, les jeunes filles  se baignèrent, frottèrent leur corps d'huile d'olive, mangèrent  et ensuite jouèrent à la balle, mais il fut bientôt l'heure de partir. Alors Athéna intervint de nouveau et détourna la balle vers le fleuve profond et les cris des jeunes filles réveillèrent Ulysse  , échoué non loin de là après le naufrage de son navire (voir mon post n.º 356, sur La légende d'Ulysse (Odyseus)). Sale et affamé  , le héros décida de se présenter malgré sa nudité qu'il cachait derrière quelques branchages. Toutes les suivantes s'enfuirent, seule Nausicaa demeura face à l'inconnu. Ulysse hésita sur l'attitude à tenir : se jeter à ses genoux ou bien lui parler à distance ? Évaluant correctement sa propre condition, il décida de ne pas serrer ses genoux comme un suppliant, puisqu’elle pourrait s’en sentir offensée  , et jugea mieux maintenir sa distance et présenter son plaidoyer avec des mots polies. Il loua sa beauté, grâce et allure, disant que Nausicaa semblait une déesse, mais, si elle était mortelle, alors ses parents et ses frères étaient très heureux, et, plus heureux que tous serait l’homme qui l’épouserait. Il y ajouta que ses yeux n’avaient jamais vu une mortelle semblable et qu’il l’adorait  tandis qu’il la regardait. Alors Nausicaa apprit les détails de la situation du héros, et, ayant observé ses manières, elle comprit qu’il n’était pas un idiot quelconque  . Elle ordonna ses suivantes de lui donner à manger  et à boire  et de lui baigner dans le fleuve, et lui rendit quelques vêtements. Cependant, ayant honte  de rester nu en présence des jeunes filles  , Ulysse s’écarta, se nettoya lui-même, se frotta avec de l’huile et s’habilla, et, quand il retourna, il n’était plus la piteuse figure qu’elles avaient rencontré. La princesse, qui tomba amoureuse du héros  , en profita pour faire un aveu à ses suivantes en leur disant : "Plût aux Dieux qu'un tel homme fût nommé mon mari, qu'il habitât ici et qu'il lui plût d'y rester ! " Sur le chemin de retour vers la ville, Nausicaa parla de son peuple qui franchissait les eaux grises allègrement  . Mais la princesse, craignant les mauvaises langues qui la verraient revenir avec un inconnu, l'encouragea à poursuivre seul et à demander de l'aide à sa mère, la reine. Pour lui faire traverser la ville sans encombre, Athéna prit l'aspect d'un jeune garçon et le voila au regard des autres passants. Arrivé devant Arété  , il la supplia de l'aider à rentrer chez lui. La reine, reconnaissant les vêtements emportés par sa fille, lui demanda qui il était. Ulysse (sans révéler toutefois son identité dans un premier moment) expliqua qu'il venait d'échouer en Phéacie suite à une tempête déchaînée par Poséidon. Le roi  l’accueillit avec toutes les honneurs ; alors Ulysse raconta son voyage et le roi accepta de le ramener à Ithaque. Il lui fournit un navire miraculeux et lui offrit plusieurs riches cadeaux. Quand Nausicaa perçut Ulysse se préparant pour partir, elle lui salua pour la dernière fois : " Salut, mon hôte ! Plaise aux Dieux, quand tu seras dans ta patrie, que tu te souviennes de moi à qui tu dois la vie. " Et Ulysse répondit : " Nausicaa, fille du magnanime Alcinoos, si, maintenant, Zeus, le retentissant époux de Héra, m'accorde de voir le jour du retour et de rentrer dans ma demeure, là, certes, comme à une déesse, je t'adresserai des vœux tous les jours de ma vie, car tu m'as sauvé, ô vierge ! " Nausicaa dut attendre encore quelques temps son futur époux. Selon Dictys et Aristote, elle se maria par la suite avec Télémaque, le fils d'Ulysse et de Pénélope, dont elle eut deux fils, Perseptolis  et Poliporthes  . Voici des liens pour cette légende : http://mythologica.fr/grec/nausicaa.htm http://www.mythindex.com/greek-mythology/N/Nausicaa.html (en anglais) http://www.maicar.com/GML/Nausicaa.html (en anglais)
Dernière édition par Emblémiste le Mar 16 Fév - 17:59, édité 1 fois |
|  | | Bruno Pontif


Age: 61 Date d'inscription: 21/05/2008
 | Sujet: Re: MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) Ven 1 Mai - 10:12 | |
| ...emblémiste continue donc à t'agiter...journellement tes passionnantes légendes sont une détente rafraîchissante pour le repos de mon esprit  .... |
|  | | | | MONNAIES DE LEGENDES (EMBLEMISTE) | |
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